Pour le scrutin 2026, les communes de moins de 1.000 habitants changent de scrutin.
En mars 2026, les Français éliront leurs nouveaux conseillers municipaux. Les communes de moins de 1.000 habitants adopteront le scrutin de liste paritaire comme l’ensemble des autres communes françaises. Selon le ministère de l’Intérieur, ce changement répond à trois objectifs : harmoniser le mode de scrutin sur le territoire, renforcer la parité et répondre à la crise de l’engagement qui concerne particulièrement les communes rurales.
Fin du scrutin majoritaire plurinominal
Jusqu’à présent, les conseillers municipaux des communes de moins de 1.000 habitants étaient élus au scrutin majoritaire, plurinominal, à deux tours. Les candidats se présentaient par candidatures isolées ou groupées. Dans ce dernier cas, le panachage était autorisé, c’est‑à‑dire la possibilité de rayer le nom de certains candidats et de les remplacer par d’autres. Ce système ne permettait pas d’imposer le respect de la parité.
Fin du panachage
Aujourd’hui, les listes doivent être paritaires et respecter une alternance femme/homme. Le panachage est supprimé. Il n’est donc plus possible d’ajouter ou de supprimer des noms et de modifier l’ordre de présentation possible lors du vote.
Effectif légal
Côté liste, elle doit normalement comporter au moins autant de candidats que de sièges à pourvoir et, au plus, deux candidats supplémentaires. Pour respecter la spécificité de ces petites communes, les listes peuvent comporter jusqu’à deux candidats de moins que l’effectif légal du conseil municipal. Dans les communes de moins de 1.000 habitants, les effectifs légaux varient entre sept et onze personnes.
Renforcer la voix de l’agriculture locale
Les élections municipales se tiendront en mars 2026. À cette échéance, les intérêts du monde agricole doivent être défendus dans chaque commune afin d’assurer une représentation de la profession et une prise en compte de ses enjeux dans les décisions locales.
À l’approche du dépôt des candidatures, le moment est venu de faire connaître les engagements et de porter la voix de l’agriculture auprès des citoyens. La présence d’agriculteurs au sein des conseils municipaux et intercommunaux contribue à un aménagement équilibré et au développement des territoires ruraux.
Dans ce contexte, la FDSEA de la Meuse encourage ses adhérents à s’impliquer dans la vie locale en se portant candidats sur les listes communales, que ce soit en qualité de tête de liste, de colistier ou d’élu communautaire.

