La Meuse demeure, en 2025, le département français le plus durement touché par les dégâts de gibier. Face à cette situation préoccupante, le préfet de la Meuse réaffirme sa détermination à réguler les populations de sangliers et à sanctionner les pratiques de nourrissage illégales.
Par arrêté préfectoral du 30 novembre 2025, le préfet de la Meuse a fixé des règles précises relatives à l’agrainage et aux consignes de tir du sanglier.
Si, dans leur grande majorité, les chasseurs respectent ces règles, certaines pratiques s’en affranchissent délibérément. Des responsables organisent sciemment l’abondance du gibier en nourrissant massivement et durablement certains secteurs forestiers afin d’y concentrer des populations élevées de sangliers et se constituer des chasses faciles et lucratives.
Les actions conduites à la demande du préfet de la Meuse, en lien avec les services de l’État et l’OFB, ont récemment permis de constater deux situations d’agrainage illégal en flagrant délit : en forêt communale de Vignot, impliquant l’organisation «Maillard organisation» et en forêt domaniale de Ranzières et sur les territoires des communes de Lacroix-sur-Meuse et de Seuzey, impliquant la société de chasse «La Marquise», présidée par M. Régis Mesot.
L’agrainage a été pratiqué dans des massifs noirs, secteurs identifiés comme particulièrement touchés par les dégâts de gibier. Ce sont ces zones qui font l’objet des règles les plus strictes, car toute alimentation artificielle y aggrave mécaniquement la pression sur les cultures. Y nourrir les sangliers revient à entretenir la surpopulation là où elle est déjà la plus critique. S’agissant en outre de chasses commerciales d’ampleur, ces manquements prennent une gravité particulière.
La réponse du préfet de la Meuse est immédiate. Les détenteurs concernés se voient interdire toute pratique d’agrainage pendant un an sur l’ensemble de leurs lots de chasse. Il s’agit d’une première d’ampleur dans le département.
Communiqué de la Préfecture

