L’AS CEFIGAM a tenu son assemblée générale lundi 26 janvier à Lacroix-sur-Meuse. L’occasion de dresser le bilan de l’année 2025 et d’aborder un sujet majeur : la mise en place de la facture électronique au 1er septembre 2026.
Le lundi 26 janvier, la salle des fêtes de Lacroix-sur-Meuse a accueilli l’assemblée annuelle de l’AS CEFIGAM. Placée sous la présidence d’Antoine Bontant, élu en juin dernier, la réunion a rassemblé des acteurs du secteur agricole autour d’un sujet d’actualité : la facture électronique.
Avant la table ronde consacrée à ce sujet, Matthieu Lepage, trésorier, a présenté le rapport financier clos au 31 août 2025. L’AS CEFIGAM affiche un résultat net positif de 65.474 €. «Les comptes de l’année 2025 sont le reflet des valeurs défendues par notre AGC : privilégier l’adhérent et le personnel», a-t-il précisé.
Des projets structurants
Amélie Neyers, directrice, a ensuite présenté le rapport d’activité. Avec une augmentation du nombre d’adhérents, les dossiers suivis ont également progressé, passant de 1.076 en 2024 à 1.136 en 2025. L’activité, qui englobe la gestion des entreprises, les études prévisionnelles, les audits, les installations ainsi que les services de conseil, est en hausse. Les demandes concernent notamment la gestion des fiches de paie, l’accompagnement lié à la PAC et l’aide à la constitution des dossiers administratifs. «La progression est constante, avec une demande toujours plus forte chaque année», a souligné la directrice.
En effet, afin de répondre aux besoins de ses adhérents, l’AS CEFIGAM s’adapte constamment. Les collaborateurs bénéficient de formations tout au long de l’année, ce qui leur permet de suivre les évolutions réglementaires permanentes, tout en visant à offrir un accompagnement et des conseils toujours plus adaptés et de qualité. Depuis plusieurs années, le centre de gestion déploie de nouveaux outils pour répondre à cette obligation. Avec la mise en place d’un bureau numérique et l’arrivée de l’intelligence artificielle dans le traitement des documents comptables.
L’évènement a également permis de revenir sur les objectifs fixés en 2025, parmi lesquels l’acquisition, en mai dernier, d’un nouveau bâtiment à Savonnières-devant-Bar, destiné à remplacer celui de Bar-le-Duc, devenu vétuste. «À ce stade, les nouveaux locaux ne permettent pas encore d’accueillir l’ensemble de l’équipe et des adhérents. C’est pourquoi des travaux d’extension sont en cours», a-t-elle précisé. Le conseil d’administration espère une mise en service dès 2027. Le président, Antoine Bontant, a ajouté que ce nouveau bâtiment, était destiné à «améliorer l’accueil des adhérents et les conditions de travail des équipes».
Par ailleurs, la plateforme agréée dédiée à la facture électronique (dont la mise en place se fera à partir du 1er septembre 2026) est opérationnelle depuis mars 2025, à la suite de la signature de la convention en mars 2024. En six mois, 60 dossiers ont été déposés afin d’en tester le déploiement. Amélie Neyers rappelle que «la plateforme agréée sera sans surcoût et totalement gratuite pour nos adhérents. Je vous invite fortement à passer par notre plateforme».
Pour 2026, l’AS CEFIGAM entend poursuivre son développement, notamment à travers le déploiement de son bureau numérique, de solutions intégrant l’intelligence artificielle et de son offre de services ECF, avec un objectif de 700 dossiers. L’association prévoit également de renforcer les outils de facturation (objectif 250 dossiers), tout en poursuivant son engagement à l’échelle départementale. L’amélioration du service à l’adhérent passera enfin par le maintien des formations et des accompagnements individuels, en particulier sur le calcul des coûts de production et des seuils de commercialisation.
Engagement et dynamisme
Lors de son rapport moral, le président Antoine Bontant a rappelé la solidité économique de l’AS CEFIGAM, tout en soulignant la nécessité de rester vigilant. «Nous avons toujours conduit les budgets en bon père de famille», a-t-il déclaré, tout en précisant que «cet équilibre reste néanmoins fragile» face à l’augmentation des charges, notamment informatiques, qui rendent certains ajustements tarifaires indispensables.
À l’approche des 50 ans de l’association en 2026, Antoine Bontant a rappelé l’attachement aux valeurs fondatrices : «un service de proximité, indépendant et de qualité». Il a enfin salué la dynamique de la structure, marquée par l’arrivée de plus de cinquante nouveaux adhérents, et l’engagement dans la transition numérique, affirmant que l’AS CEFIGAM a fait «le choix d’être acteur du changement».

