Le GAB 55 fédère et accompagne les agriculteurs biologiques de Meuse en menant des actions locales de promotion du bio. Il défend une agriculture tournée avant tout vers la santé publique et la préservation des ressources.
Aujourd’hui, l’agriculture biologique en Meuse représente 11 % des fermes du département, soit 261 exploitations engagées, pour une surface totale de 21.569 hectares. Au cours des dix dernières années, 178 fermes se sont converties à l’agriculture biologique, illustrant une dynamique toujours active sur le territoire.
Créé le 7 novembre 1996, le Groupement des agriculteurs biologiques de la Meuse (GAB 55) a pour mission de fédérer, représenter et accompagner les agriculteurs bio du territoire. Il rassemble aujourd’hui plus de cinquante exploitations, couvrant une large diversité de productions agricoles. Les adhérents s’engagent collectivement dans le développement de l’agriculture biologique, tout en favorisant les échanges d’expériences et la convivialité. Ancrée localement, l’association constitue également une porte d’entrée vers les réseaux régional (Bio en Grand Est) et national (FNAB).
Depuis avril dernier, le GAB 55 – Bio de Meuse est dirigé par une gouvernance collégiale composée de trois co-présidents : Angélique Liénard, du Domaine de Muzy à Combres-sous-les-Côtes (viticulture et arboriculture), Guillaume Palin, en polyculture et élevage laitier à Nicey-sur-Aire, et Romain Hacquin, en polyculture et élevage bovin à Deuxnouds-devant-Beauzée. Cette organisation collective souhaite poursuivre les efforts engagés par François Marchand, figure emblématique de l’agriculture biologique en Meuse, pour promouvoir une agriculture bénéfique à l’environnement et à la santé.
Opération 100 % bio dans les cantines
La première assemblée générale de cette nouvelle présidence s’est tenue le mardi 27 janvier à Benoîte-Vaux. Elle a réuni une cinquantaine de participants venus échanger sur l’avenir de l’agriculture biologique en Meuse, en présence de Jérôme Dumont, président du Département, accompagné de Jean-Philippe Vautrin, vice-
président en charge de la transition écologique et de l’agriculture, et de Benoît Watrin, conseiller départemental délégué à l’agriculture, venus soutenir la filière.
«En Meuse, le bio a été mis en avant dans les cantines» a souligné Guillaume Palin. Il a remercié l’engagement du Département en faveur de l’agriculture biologique lors d’une opération «100 % bio» dans les restaurant scolaires des collèges, début octobre 2025, afin de promouvoir des produits sains. Une initiative qui sera renouvelée l’an prochain et que les producteurs espèrent voir s’élargir et se pérenniser.
Problématique de l’eau
La thématique de la matinée était consacrée à «l’agriculture biologique et préservation de la ressource en eau». «L’eau, c’est la vie, il faut savoir la préserver», a expliqué Romain Hacquin en préambule. Une conférence a été animée par Clémentine Frogneux (Agence de l’eau Rhin-Meuse), Patricia Heuzé (Bio en Grand Est) et Nathalie Sévaux (FNAB). Les échanges ont permis d’aborder les enjeux territoriaux, les pratiques agricoles vertueuses et les solutions pour protéger durablement la ressource en eau (ces éléments seront développés dans un prochain numéro).
En conclusion, Guillaume Palin a souligné l’importance de «l’eau au profit de la santé publique» et a rappelé que l’agriculture biologique défendait avant tout un objectif sanitaire. «Il ne faut pas se tromper d’objectif», a-t-il insisté tout en appelant à «trouver un bon équilibre».
Pour valoriser ses actions et son fonctionnement, la structure propose plusieurs événements tout au long de l’année : un marché bio en partenariat avec la ville de Bar-le-Duc, un rallye bio, une présence à Verdun Expo, ainsi que le Green Friday.
En opposition au Black Friday et à la frénésie d’achats qu’il génère, les producteurs et productrices bio de Meuse se mobilisent fin novembre en partenariat avec l’association Bio-logique, pour proposer une consommation différente. «Nous remercions d’ailleurs tous nos partenaires qui nous aident et participent avec nous à des événements favorisant le bio», a conclu Angélique Liénard.

