À une heure de Paris, la Meuse a dévoilé son savoir-faire agricole et culinaire au Salon de l’agriculture. Entre producteurs passionnés, jeunes talents et produits emblématiques comme le brie, la mirabelle ou la madeleine, le département mise sur la jeunesse et la convivialité pour séduire les visiteurs.
La Meuse n’est qu’à une heure de Paris en Tgv, et elle l’a bien rappelé jeudi 26 février à l’occasion du Salon de l’agriculture. Dans le pavillon 7, dédié à l’agriculture du monde et aux régions de France, il fallait monter à l’étage pour découvrir le stand meusien, installé juste à côté de l’espace partagé du Grand Est. Une délégation conduite par le président du Département, Jérôme Dumont, et le président de la Chambre d’agriculture, Nicolas Pérotin, est allée à la rencontre des producteurs et éleveurs du territoire pour saluer leur savoir-faire et mettre en valeur la richesse des produits locaux. Avant de partir à leur rencontre, Nicolas Pérotin a tenu à adresser une chaleureuse pensée «à tous les éleveurs de bovins». La crise sanitaire liée à la DNC a en effet contraint les organismes à annuler leur participation cette année. «Même sans bovins, nous avons des éleveurs qui sont venus nous rejoindre cette année», a-t-il rappelé, faisant écho à la thématique de l’année : «venir, c’est soutenir».
Une vitrine de l’agriculture
Le président de la Chambre d’agriculture a également souligné que le Salon constitue une véritable vitrine pour le monde agricole, tout en prévenant que «la vitrine ne doit pas masquer l’arrière-boutique». En cette journée placée sous le signe de la convivialité, il a choisi de mettre en avant les initiatives positives, sans oublier pour autant la réalité du terrain. «Derrière chaque stand, il y a une exploitation. Derrière chaque exploitation, une famille. Et derrière chaque famille, l’avenir d’un territoire !» a-t-il affirmé. Il a notamment félicité Thomas Vauthier, producteur de tisanes et de liqueurs à Ménil-la-Horgne, pour sa médaille d’or et sa médaille de bronze obtenues au Concours général agricole. Jérôme Dumont a poursuivi : «il faut montrer les talents qui se cachent en Meuse». Il a ainsi cité quelques fleurons du territoire, du brie de Meaux aux mirabelles, en passant par les vins IGP et les madeleines, autant de produits qui illustrent la richesse et la diversité du savoir-faire meusien.
La jeunesse est une force
Les élus misent également sur la jeunesse et sa force. Dès leur arrivée, ils ont pu apprécier les dégustations préparées par les élèves du lycée Alain-Fournier, qui ont sublimé les produits meusiens à travers leurs créations, sur l’espace «Cook-show». Au programme : financiers moelleux, choux à la mirabelle, pannacotta au brie et son coulis de mirabelles, crumble de madeleine croustillant à la mirabelle, wrap au brie et à la mirabelle, brique soufflée au brie de Meaux… La délégation a également félicité Marie Bontant, en cours d’installation sur la ferme familiale des Forges, à Abainville. À 22 ans, elle s’installe en même temps que son frère, aux côtés de leurs parents, sur l’exploitation familiale. Ensemble, ils développent un atelier de transformation de leur lait bio en yaourts et desserts lactés fermiers, locaux et biologiques, avec déjà de nombreuses perspectives d’évolution dont un atelier de vaches allaitantes de race Angus. À ses côtés, le collectif «Les Copains à la noix» était également présent, avec l’ambition de lancer et structurer la filière sur le territoire. «Nous allons essayer de valoriser la totalité de nos produits», ont expliqué les producteurs, rappelant qu’aujourd’hui, en France, 90 % des noix consommées sont importées. Moins jeune par l’âge, mais encore jeune dans le métier, Maxime Tronche a lui aussi été mis à l’honneur. Après une première carrière dans la restauration, il a choisi de se reconvertir en devenant brasseur et a créé la brasserie Amara à Vigneulles-lès-Hattonchâtel. Il veut montrer «qu’en Meuse, on sait faire des choses conviviales». Il a ainsi proposé aux visiteurs une dégustation de ses produits. Tout comme, Quentin Rogé, cuisinier-traiteur à Verdun, qui a lui aussi régalé le public. Toute la semaine, il a sublimé les produits meusiens pour les faire découvrir aux visiteurs du salon.
Tarte à la mirabelle géante
Et pour clore ce tour des saveurs, impossible de passer à côté de la tarte géante à la mirabelle, proposée par la Fédération des artisans boulangers- pâtissiers de Meuse. Préparée par Denis Pultier et son équipe, elle a nécessité l’utilisation de plaques de 80 × 75 cm pour confectionner cette pâtisserie hors norme. Autres douceurs à l’honneur à Paris : la madeleine de Commercy et les créations de l’entreprise La Cloche Lorraine sur son propre stand. La mascotte Madoo a également fait sensation auprès des visiteurs, qui ne manquaient pas de réclamer un câlin avant de savourer ces délicieuses gourmandises produites à seulement une heure de Paris.
Les vins de Meuse à l’honneur
Les représentants de l’IGP Côtes de Meuse, issus des cinq domaines viticoles du département, étaient présents lors de la journée de la Meuse au Salon de l’agriculture. «Nous voulons montrer que nous produisons d’excellents vins à des prix abordables», explique Renaud Pierson, président du syndicat. Ils ont ainsi fait découvrir leurs cuvées aux visiteurs et à la délégation meusienne. Pour poursuivre cette dynamique, avant de proposer à nouveau une marche gourmande en 2027, les vignerons du département organiseront au printemps une soirée dégustation intitulée Côtes de Meuse dans le verre.
Les représentants de l’IGP Côtes de Meuse ont fait découvrir leurs cuvées aux visiteurs et à la délégation meusienne.
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