Maire de Brabant-en-Argonne depuis 2020 et agriculteur installé sur la commune, Emmanuel Sprangers cumule deux activités qui influencent sa gestion locale.
«Faisons mieux que les autres» : telle est la devise d’Emmanuel Sprangers, qu’il applique dans ses fonctions de maire et de chef d’exploitation agricole à Brabant-en-Argonne. Ancien conseiller municipal de 2004 à 2006, il a attendu plusieurs années avant de mener campagne en 2020 et de devenir maire avec une équipe de onze conseillers. En 2026, il s’est retrouvé face à une seconde liste, une configuration qui a contribué à maintenir une forte mobilisation des électeurs.
La commune de 98 habitants comptait 86 électeurs inscrits lors du scrutin du 15 mars. La participation, particulièrement élevée, a atteint 94 %. Avec une majorité absolue obtenue dès le premier tour, Emmanuel Sprangers a été réélu pour un nouveau mandat.
«Une belle image du village»
Lors de son premier mandat, plusieurs projets ont été menés : gestion des réseaux électriques et d’eau, installation de caméras de surveillance, aménagement et inauguration du square, ou encore mise en place d’une antenne mobile.
Pour les années à venir, d’autres projets sont sur le bureau avec notamment la restauration de l’église, l’entretien de la voirie et un objectif qui lui tient particulièrement à cœur : «le fleurissement du village pour obtenir un label national». En collaboration avec une entreprise spécialisée dans l’aménagement et l’entretien paysager, il souhaite «monter le fleurissement en gamme et donner une belle image du village».
Avec l’expérience, il aborde cette nouvelle mandature avec un autre regard mais n’a toujours qu’un seul objectif : l’amélioration de sa commune.
Deux postes compatibles
Agriculteur dans le village, Emmanuel Sprangers est attaché à Brabant-en-Argonne, où il a toujours vécu. Avec deux associés, il gère une ferme céréalière de 450 hectares, dont 80 % des terres se situent sur le territoire.
Malgré des journées parfois longues, notamment en période de moisson, il consacre du temps à son mandat municipal : «certains jours, ce n’est que 30 minutes, mais parfois, en fonction des dossiers, je peux y passer trois ou quatre heures». Il assure que «les deux postes sont compatibles» et que ses adjoints lui apportent un soutien important, notamment lors des périodes agricoles les plus chargées.
Selon lui, agriculture et gestion de la commune partagent des points communs : «il faut toujours chercher des solutions efficaces et économiques». Cette approche se traduit concrètement, par exemple avec la réalisation de petits travaux par les élus eux-mêmes ou l’employé communal. Il évoque également l’achat d’une balayeuse d’occasion pour entretenir les routes et trottoirs : «une belle affaire, mais j’ai pris mon temps pour la trouver», souligne-t-il, y voyant «le bon sens paysan».
Son rôle de maire lui permet aussi de «voir autre chose, s’ouvrir l’esprit et représenter le village». Il apprécie notamment les échanges avec les institutions et les autres élus. «Lors d’une cérémonie, j’ai pu faire passer quelques revendications agricoles auprès du préfet grâce à ma double casquette». Une particularité qu’il revendique pleinement, entre engagement municipal et travail de la terre.

