Les laitières aux enchères à Belleray

Génétique, performances et diversité seront au cœur de la vente aux enchères de reproductrices laitières organisée le 28 mai à Belleray. Trente-huit animaux issus d’élevages du département et des régions voisines ont été retenus pour cette édition.

La traditionnelle vente aux enchères de reproductrices laitières se tiendra jeudi 28 mai à l’EPL Agro de Belleray. Organisée par EMC2 Élevage et Elitest, en collaboration avec l’AEM, la soirée permettra de découvrir des génisses et jeunes vaches sélectionnées dans les élevages du département, mais aussi dans les Vosges et la Haute-Saône.

Pour préparer cette édition, Ludivine Mahut, technicienne EMC2 Élevage, et Nicolas Lancelot, partenaire de chez Elitest, ont parcouru les élevages afin de trouver des animaux capables de répondre à tous les profils d’éleveurs. «Nous avons effectué une première tournée mi-avril et nous avons vu entre 50 et 60 animaux», explique Ludivine Mahut, qui co-pilote cette vente depuis plusieurs années.

38 animaux sélectionnés

Si la plupart des vendeurs sont des habitués, trois nouveaux élevages participeront cette année. Au total, 38 animaux ont été retenus pour le catalogue, avec une limite fixée à trois animaux par exploitation.

Les organisateurs effectueront un second passage quelques jours avant la vente afin de vérifier l’état des animaux et les conditions sanitaires. «Entre le premier et le deuxième passage, certaines vaches ont vêlé et il faut voir que tout est conforme», poursuit-elle.

Le catalogue promet des profils variés avec quelques femelles rouges, des animaux sans cornes, une caractéristique «de plus en plus demandée», souligne la technicienne, mais aussi des vaches prêtes à produire rapidement, y compris des deuxièmes lactations, et des animaux taillés pour les concours. «Ce ne sont que des animaux d’exception», résume Nicolas Lancelot.

ISU élevé et origines prestigieuses

Parmi les animaux les plus attendus figurent plusieurs descendantes de grandes lignées locales ou internationales comme Laurie Sheik, Gedina ou Istel. Des filles de taureaux très appréciés des éleveurs comme Sethi RF, Sith Capj ou Stricker Red seront également proposées. Plusieurs jeunes vaches et génisses pleines affichent aussi un potentiel génétique élevé avec plus de 170 ISU. Parmi les animaux attendus figure également une demi-sœur du taureau Valinor.

Le pedigree de chaque animal figure dans le catalogue. Cette année, les organisateurs ont aussi choisi d’y faire apparaître les labels et démarches qualité des élevages. Sans Ogm, Brie de Meaux ou encore bas carbone : les acheteurs pourront ainsi mieux connaître les exploitations d’origine. Le catalogue précise aussi si les animaux sont habitués aux logettes ou à la traite robotisée.

Comme chaque année, la vente débutera par un «lever de rideau» avec la présentation d’une jeune femelle sans cornes et facteur rouge issue de la famille Topissim.

Les animaux seront visibles à partir de 18 h 30 et le début des enchères est prévu à 20 h 30. La mise à prix sera fixée à 1.700 € et aucun prix de retrait n’est prévu. Tous les animaux devront être vendus.

Dès le prononcé de l’adjudication, l’acquéreur devient propriétaire de l’animal et en assume la responsabilité. Les bêtes pourront être enlevées dès la fin de la vente et jusqu’au lendemain matin. Les organisateurs pourront également gérer l’expédition des animaux, selon un tarif fixé par secteur.

Cette soirée devrait attirer de nombreux éleveurs et passionnés. «Il y a toujours de la place pour une bonne vache !», rappelle Nicolas Lancelot