À Étain, Agrilocal fait recette

À l’occasion de la semaine Agrilocal, organisée du 18 au 22 mai, le collège Louise Michel d’Étain a mis à l’honneur les produits locaux et ceux qui les font vivre.

Lundi 18 mai, élus, producteurs et équipes éducatives se sont retrouvés au collège d’Etain pour mettre en avant la plateforme Agrilocal qui rapproche les producteurs locaux et la restauration collective.
Jean-Philippe Vautrin, vice-président du Département en charge de la Transition écologique, et Benoît Watrin, conseiller départemental délégué à l’Agriculture, étaient présents pour saluer l’engagement de l’établissement.

«Nous sommes à maturité»

La plateforme a désormais trouvé sa place dans les collèges meusiens. «Aujourd’hui, nous sommes à maturité», estiment les élus. Selon Jean-Philippe Vautrin, la réussite de la démarche repose sur l’implication des équipes : «Il faut un chef qui veut cuisiner local, un gestionnaire dynamique et un directeur d’établissement qui impulse». Une formule qui semble fonctionner puisque, selon l’élu, «pratiquement tous les collèges jouent le jeu d’Agrilocal».

Organisée plusieurs fois dans l’année, la semaine Agrilocal permet aussi aux producteurs locaux de venir présenter leur métier directement dans les établissements scolaires. Une manière de rapprocher les élèves du monde agricole et de donner du sens à ce qu’ils retrouvent dans leur assiette.
Au collège Louise Michel, cette démarche est volontaire. Le principal, Emmanuel Cola, y voit une façon de participer à la «valorisation du territoire» pour les 58.250 repas servis chaque année, à la fois aux collégiens mais aussi aux enfants de l’école primaire qui se restaurent dans cette cantine.

Un travail d’animation

Depuis sa création, Agrilocal a élargi son réseau bien au-delà des collèges. Si le dispositif a d’abord été porté par le Département pour la restauration scolaire, il est aujourd’hui utilisé par des communes, des communautés de communes, des lycées, des hôpitaux ou encore l’armée.
Jean-Philippe Vautrin a rappelé l’importance du travail d’animation autour du dispositif. «Pour la Meuse, une animatrice fait vivre l’association» explique-t-il comme facteur de réussite.

De son côté, Alexandra Pinaton-Gest, responsable du service Environnement Agriculture au Département, souligne qu’il reste encore des disparités entre les territoires : le nord meusien compte proportionnellement moins de fournisseurs locaux que le sud du département.
La visite au collège d’Étain a enfin été l’occasion de célébrer un chiffre symbolique : les 2 millions d’euros TTC de commandes passées sur la plateforme depuis son lancement. Et c’est justement le collège Louise Michel qui a signé la commande marquant ce cap avec 460 saucisses chipolatas achetées auprès de la Ferme du Colombier, à Villotte-sur-Aire.

310 litres de glace

Cette semaine avait également une saveur particulière avec une opération spéciale autour des glaces artisanales. Deux producteurs étaient mobilisés : les Glaces de Meuse à Nouillonpont pour le nord meusien et le GAEC du Val d’Ornain à Longeville-en-Barrois pour le sud. 310 litres de glace ont été livrés dans treize collèges gérés par le département.