À la fois exploitant agricole et sapeur-pompier sur le secteur de Spincourt, le lieutenant Frédéric Charton se réjouit de l’évolution des relations entre les agriculteurs et les services de secours. Dans le département, 90 agriculteurs se sont inscrits pour mettre à disposition des réserves d’eau.
Ces volontaires interviennent également en cas d’incendie dans un champ, notamment pour réaliser des coupures de propagation. «Lorsque nous arrivons, les déchaumeurs sont déjà en action et les tonnes à eau sont disponibles. Cela nous permet de nous concentrer sur le feu sans avoir à gérer un manque d’eau», souligne Frédéric Charton.
Sans se substituer aux professionnels agricoles, l’homme à la double-casquette rappelle plusieurs conseils essentiels en période de moisson, particulièrement propice aux incendies de champs :
- privilégier la moisson tôt le matin ou en fin de journée, malgré les éventuelles contraintes de séchage,
- nettoyer et souffler régulièrement les machines pour éliminer poussières et résidus,
- rester vigilant face aux risques liés aux moissonneuses et presses, notamment les étincelles provoquées par les pierres ou silex,
- débuter la récolte au centre des parcelles ou en bordure de forêt, les cultures sur pied étant plus inflammables que les chaumes,
- tenir compte en priorité du sens du vent.
En cas de départ de feu, il rappelle qu’il est prioritaire de disposer d’un extincteur à proximité immédiate et de traiter le départ de feu dès les premières secondes. Il est également essentiel d’appeler rapidement le 112, qui permet une géolocalisation automatique facilitant l’intervention des secours. Il recommande aussi de prévenir les voisins afin de mobiliser des personnes avec des déchaumeurs pour couper la progression du feu et de procéder à l’évacuation des personnes, des biens et des machines en toute sécurité.
Aurélie JOZWIK

