Mercredi 10 décembre a eu lieu le concours départemental de jugement de bétail, organisé en collaboration avec l’ensemble des établissements d’enseignement agricole du département. À l’issue du concours, quatre jeunes sont repartis avec leur ticket d’entrée pour la finale nationale, lors du prochain Salon international de l’agriculture, en races Charolaise et Prim’Holstein.
Ils étaient vingt-quatre sur la ligne de départ, issus des différents établissements agricoles du département*. Les jeunes, en seconde professionnelle, bac professionnel, Stav et Bts, se sont concentrés durant la matinée sur l’analyse des défauts et des qualités de quatre animaux, deux en race Charolaise et deux en Prim’Holstein.
Au cours des dernières semaines, les établissements agricoles du département ont initié leurs élèves aux techniques de jugement des animaux en section bovine. Vingt-quatre candidats se sont qualifiés pour la finale départementale, organisée mercredi 10 décembre au Gaec Saint-Laurent, à Woinbey. Le concours évalue des jeunes âgés de 15 à 25 ans, élèves de l’enseignement agricole sur leur aptitude au pointage et à l’appréciation morphologique des animaux.
Sortir les qualités et les défauts
Dès 10 heures, les vingt-quatre élèves, répartis en deux groupes de douze, se sont montrés attentifs aux explications des professionnels présents. Dans le bâtiment des Charolaises, Emmanuel Richier, technicien Elitest et pointeur agréé, a délivré ses conseils afin de remplir le plus précisément possible la grille d’évaluation. Une vingtaine de postes étaient à observer.
À l’aide d’un pointage de référence réalisé sur une vache de démonstration, il est revenu sur les différents critères d’appréciation. «Les élèves doivent identifier les qualités et les défauts. L’objectif est de leur permettre de juger les animaux et de développer leur regard professionnel», a-t-il expliqué.
Les candidats ont ainsi dû classer la vache selon trois domaines : viande, squelette et fonction, en tenant compte notamment des aplombs et de la ligne de dos.
Du côté des vaches laitières, Quentin Guillaume, technicien chez Prim’Holstein France, a repris avec les jeunes l’ensemble des points à observer lors du pointage des animaux : la mamelle, la capacité laitière, la solidité du bassin et les membres.
Au total, vingt postes sont à examiner, dont «huit pour la mamelle, cinq pour la capacité laitière, trois pour le bassin et quatre pour les membres», a précisé le technicien. Le pointage permet de sensibiliser les jeunes à l’importance de la description des animaux dans le travail de sélection.
Quatre Meusiens à Paris
Après les indications du jury, les élèves ont dû, à leur tour, adopter un œil d’expert pour pointer deux vaches laitières et deux vaches allaitantes. «L’idée, c’est qu’ils se rapprochent le plus possible des notes que nous attribuerons ensuite», expliquent les techniciens agricoles. Plus la différence entre la note du candidat et celle du jury est grande, plus le candidat reçoit de points de pénalité.
Les résultats ont été annoncés en début d’après-midi au pôle équestre de Belleray. Les quatre meilleurs candidats représenteront la Meuse lors des finales nationales Prim’Holstein et Charolais, qui se tiendront à Paris dans le cadre du Salon de l’Agriculture, entre le samedi 21 février et le dimanche 1er mars.
Pour le concours Prim’Holstein, Lilou Sion, gagnante de l’année dernière et étudiante en BTS ACSE à l’EPL Agro, gagne son ticket pour Paris. Elle sera accompagnée par Quentin Bourdoulous, issu du même établissement. Du côté des Charolais, Jules Gibillot, de la MFR de Vigneulles-lès-Hattonchâtel, termine en tête du classement et sera rejoint sur le ring par Adrien Vignol, de la MFR de Bras-sur-Meuse.
Ilona ZAFFAGNI
(*) Les MFR de Stenay, Vigneulles-lès-Hattonchâtel, Bras-sur-Meuse et l’EPL Agro de Bar-le-Duc.

