DNC : le préfet prend un arrêté pour protéger les élevages bovins

Face à la menace de la Dermatose nodulaire contagieuse, le préfet de la Meuse renforce la surveillance des mouvements de bovins. Un arrêté impose désormais une déclaration préalable pour les animaux entrant dans le département depuis d’autres régions.

Face à la menace que représente la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour l’élevage bovin français, les services de l’État sont pleinement mobilisés pour combattre la maladie et en permettre l’éradication. Par circulaires en date du 17 octobre, complétées le 5 et 16 décembre, les ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire ont demandé aux préfets d’exercer une surveillance renforcée des transports d’animaux, par des contrôles stricts du respect du cadre réglementaire.
Depuis plusieurs semaines, des contrôles routiers aléatoires sont conduits par la gendarmerie sur l’ensemble du département, en complément des contrôles réalisés par les services spécialisés. Toutefois, ces interventions routières ponctuelles apparaissent insuffisantes, les services spécialisés intervenant souvent après l’arrivée des animaux, la réglementation prévoyant une déclaration des mouvements au plus tard à J+1.

À l’issue d’échanges avec la profession agricole meusienne, associant la Chambre d’agriculture, le Groupement de défense sanitaire (GDS), le Groupement technique vétérinaire (GTV) et des syndicats agricoles, le préfet de la Meuse renforce la protection sanitaire du cheptel bovin local par un arrêté de déclaration préalable de mouvements pour tous les bovins entrant dans le département depuis d’autres régions.
La Meuse et l’ensemble de la région Grand Est demeurant indemnes de la maladie, seuls les mouvements de bovins en provenance de départements situés hors région Grand Est sont concernés par cet arrêté, ces flux étant susceptibles d’exposer le cheptel meusien à un risque sanitaire accru. L’arrêté impose ainsi à tout opérateur souhaitant introduire des bovins dans la Meuse, en provenance d’un département hors région Grand Est, de déclarer l’arrivée des animaux au minimum 48 heures avant le mouvement auprès de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP). Cette anticipation permettra aux services de l’État d’analyser les risques sanitaires et de cibler plus efficacement les contrôles.

Cette mesure expérimentale, d’une durée d’un mois, permettra ainsi de tester un modèle de contrôle renforcé fondé sur l’analyse préalable des mouvements, en complément des contrôles existants.
Cette action s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de lutte contre la DNC, fondée sur le contrôle strict des mouvements, la biosécurité et la vaccination ciblée dans les zones réglementées. Le préfet rappelle que la mobilisation collective est indispensable pour préserver le cheptel départemental.
«La Meuse est indemne et doit le rester. Cet arrêté nous permet de protéger la ferme meusienne, sans perturber la production, dans un esprit de responsabilité et de solidarité professionnelles» a conclu le préfet Xavier Delarue. Trois réunions d’information à destination des agriculteurs seront organisées début janvier, afin de couvrir l’ensemble du territoire et présenter le dispositif, ses modalités pratiques et répondre aux questions des professionnels.

Communiqué Préfecture de la Meuse