«Nous savons nous adapter et nous allons nous amuser»

À Saint-Hilaire-en-Woëvre, Vincent Doudoux est installé comme agriculteur laitier depuis 2020. Président du canton de Fresnes-Vigneulles des Jeunes Agriculteurs depuis 2021, il s’est progressivement investi dans la vie du syndicat après avoir participé aux concours de labour en tant que concurrent. À l’occasion de la finale départementale et de Meuh z’en fête, il revient sur son parcours, son engagement et les préparatifs de cette grande journée agricole et festive.

  • Pouvez-vous nous présenter votre parcours et votre exploitation ?

«Je suis installé depuis 2020 à Butgnéville, commune de Saint-Hilaire-en-Woëvre, dans une ferme où j’ai effectué mon apprentissage avant d’y devenir salarié. La reprise s’est faite de fil en aiguille. Mes parents exploitent une ferme à l’entrée du village et mon frère et ma sœur sont associés sur une exploitation dans le village voisin. Nous nous entraidons.

J’ai aujourd’hui une exploitation individuelle et j’emploie un salarié. C’est une ferme laitière avec 65 vaches en salle de traite. Je suis actuellement en travaux puisque je vais installer un robot. Je vais arrêter mon atelier d’engraissement afin de produire davantage de lait.

Mon exploitation compte 138 hectares, dont 22 hectares de prairies permanentes. Le reste est réparti entre le blé, les orges, le maïs et les prairies temporaires. Malgré la sécheresse, la moisson 2026 est dans la moyenne».

  • Vous êtes également président du canton de Fresnes-Vigneulles depuis 2021. Comment êtes-vous arrivé chez les Jeunes Agriculteurs ?

«Je suis adhérent aux Jeunes Agriculteurs depuis 2016, alors que j’étais encore étudiant. À cette époque, je participais aux concours de labour en tant que concurrent. C’est notamment ce qui m’a donné envie de m’investir davantage dans le canton.

Au départ, nous étions quatre ou cinq jeunes motivés. Puis, petit à petit, le groupe s’est développé. Chaque année, le nombre d’adhérents augmente, notamment au moment de l’organisation de notre finale cantonale. Aujourd’hui, nous comptons 35 adhérents, avec une quinzaine de bénévoles particulièrement actifs».

  • Cette année, votre canton organise la finale départementale et Meuh z’en fête. Comment avez-vous préparé cette journée, malgré les conditions météorologiques ?

«La sécheresse a un peu compliqué l’organisation de Meuh z’en fête. Nous attendons notamment l’arrêté préfectoral, mais le feu d’artifice prévu le soir risque fortement d’être annulé. Nous n’avons également pas le droit d’installer une piscine, même en proposant des solutions alternatives pour les jeux d’équipe.

C’est dommage, mais nous savons nous adapter et nous allons nous amuser. Il y aura des animations pour les agriculteurs et pour le grand public, ainsi qu’un pôle enfant avec des structures gonflables. Nous aurons également un concert dans un style guinguette avec la présence de Francis Valentin. En fin de journée, une dizaine de montgolfières devraient prendre leur envol.

Chaque année, pour la cantonale, nous accueillons entre 800 et 1.000 personnes. Pour cette finale départementale, nous espérons en accueillir jusqu’à 3.000. Les visiteurs pourront également venir se restaurer avec le burger meusien le midi et de la flammekueche le soir».

  • Qu’attendez-vous de cette finale départementale et de cette journée ?

«Nous espérons que le public répondra présent. C’est une belle occasion de faire découvrir le monde agricole au plus grand nombre et de montrer le dynamisme des jeunes agriculteurs sur le territoire.

C’est aussi un moment convivial qui permet de rassembler les agriculteurs, les familles et les habitants du secteur autour de différentes animations».

  • Et concernant le concours de labour, qui sera un des temps forts de la journée, quelles seront les conditions et quels conseils donneriez-vous aux concurrents ?

«Le concours va se dérouler sur une parcelle de terre blanche. Cela ne sera pas facile, mais ce sera pareil pour tout le monde. La terre sera la même pour tous les concurrents et chacun aura les mêmes conditions.

En tant qu’ancien concurrent, je leur conseille de bien connaître leur matériel et surtout de prendre leur temps. Et cette année particulièrement, avec les conditions de sol que nous connaissons, il faudra bien aiguiser les pointes».