Réunis le 27 avril à Bras-sur-Meuse, les membres du conseil d’administration du Service de Remplacement ont dressé le bilan d’un exercice 2025 marqué par des difficultés financières. Malgré cela, la structure confirme son importance pour accompagner les exploitants agricoles et répondre à leurs besoins.
Réunie le 27 avril à Bras-sur-Meuse, l’assemblée générale du Service de remplacement a mis en lumière une année 2025 plus compliquée sur le plan financier, tout en confirmant le rôle essentiel de la structure auprès des exploitants agricoles. Devant les adhérents, Laurence Rogé, à la tête de sa troisième assemblée générale, a dressé un constat lucide des difficultés rencontrées tout en affichant sa volonté de préparer l’avenir.
Dès l’ouverture de son propos, la présidente a rappelé qu’après une année 2024 satisfaisante, l’exercice 2025 s’était révélé plus délicat. En cause notamment : la diminution des remplacements maternité, à laquelle s’est ajoutée une baisse du recours aux journées de remplacement pour mandat syndical et développement agricole. Deux éléments qui expliquent le résultat négatif.
Malgré une année en demi-teinte, les membres du conseil d’administration ont rappelé l’importance du Service de remplacement dans ce contexte agricole particulièrement tendu. Il permet d’assurer la continuité des exploitations, tout en offrant aux agriculteurs la possibilité de souffler et de prendre du temps pour eux. En 2025, 18 dossiers liés à l’épuisement professionnel ont été traités (contre 15 en 2024), signe des difficultés humaines traversées par la profession.
Faire connaître le dispositif
Comme les années précédentes, plusieurs actions ont été conduites pour renforcer la visibilité du Service de remplacement auprès des exploitants agricoles et des personnes en recherche d’emploi, notamment à travers la participation à différentes manifestations agricoles. La présence du SR sur ces événements permet de recruter de nouveaux agents amenés à réaliser des remplacements, mais aussi de faire connaître le dispositif à des exploitants qui découvrent qu’ils peuvent eux aussi en bénéficier.
Lors des échanges avec les membres du conseil d’administration et les utilisateurs présents, l’importance de promouvoir ce service, ouvert à tous les exploitants, a été largement soulignée. Un utilisateur a d’ailleurs résumé cet enjeu en déclarant : «On pense toujours au SR pour les maladies ou les accidents, et c’est normal. Mais il faut aussi l’utiliser pour prendre du repos ! C’est ce repos qui permet d’éviter les accidents».
Le Service de remplacement étant l’employeur des agents, l’association veille également à leur bien-être afin de fidéliser les équipes et d’attirer de nouveaux candidats. Laurence Rogé a insisté sur cet enjeu : «L’attractivité des métiers et du SR est importante, car si nous n’avons pas d’agents, nous ne pouvons pas répondre aux besoins des exploitants. Et si un exploitant fait appel à notre service sans que nous puissions mettre un agent en face de sa demande, c’est problématique. Il nous faut donc un vivier d’agents fiables et réactifs. Ce qui est le cas, heureusement !».
Un congé supplémentaire de naissance
Se projetant vers l’avenir, Laurence Rogé a évoqué l’entrée en vigueur prochaine du congé supplémentaire de naissance, qui pourrait entraîner une hausse de l’activité du service. Une évolution positive, selon elle, mais qui soulève la question du recrutement d’agents capables de répondre à cette demande croissante.
En conclusion, la présidente a rappelé que le Service de remplacement demeure un pilier du système agricole local. Au-delà du soutien apporté aux exploitants, il contribue aussi à la durabilité des exploitations et à l’attractivité du métier pour les jeunes générations.
Hélène POUZET

