MFR de Vigneulles : une année riche en projets

Vendredi 22 mai, la Maison familiale rurale de Vigneulles-lès-Hattonchâtel a dressé le bilan d’une année marquée par des résultats scolaires globalement satisfaisants, une forte implication dans des projets solidaires et environnementaux, ainsi qu’un ancrage territorial et régional toujours affirmé malgré une légère baisse des effectifs.

À l’occasion de sa 61e assemblée générale, la Maison familiale rurale (MFR) de Vigneulles-lès-Hattonchâtel a dressé le bilan d’une année riche en projets pédagogiques, actions solidaires et partenariats de territoire.

Des résultats d’examens contrastés mais solides

La session 2025 a livré des résultats globalement satisfaisants, même si certaines formations enregistrent des reculs par rapport aux moyennes habituelles.

Le Certificat de formation générale (CFG) affiche un taux de réussite de 100 % en classe de troisième. En revanche, le Diplôme national du brevet (DNB) recule à 64 %, contre 80 % en moyenne sur les huit dernières années.

Du côté des filières professionnelles, le baccalauréat professionnel Agroéquipement atteint 94 % de réussite, tandis que le CAP Maintenance des matériels descend à 77 %, loin des 95 % habituellement observés. Le BTS TSMA chute également à 63 %, en dessous de sa moyenne décennale de 75 %.

À l’inverse, le bac professionnel Maintenance des matériels se distingue avec 94 % de réussite, au-dessus de la moyenne de 90 %. Les Certificats de qualification professionnelle (CQP) confirment leur excellent niveau, avec 100 % de réussite pour le CQP Tractoriste agricole comme pour le CQP Technicien de maintenance en matériel agricole.

Des effectifs en léger recul

La rentrée 2025-2026 a rassemblé un peu moins de 220 jeunes, marquant un léger recul après plusieurs années de forte croissance liée notamment au développement des CQP.

La répartition des effectifs illustre la diversité des parcours : environ 80 jeunes relèvent de l’Éducation nationale (CAP, Bac pro et BTS), 127 de l’enseignement agricole, tandis que le reste se répartit entre les formations CQP.

Le recrutement reste largement ouvert sur la région Grand Est, avec 49 % des élèves originaires de la Meuse, 25 % de Meurthe-et-Moselle, 19 % de Moselle et 7 % des Vosges. La MFR attire également 16 % de jeunes issus d’autres territoires, confirmant son rayonnement régional.

La filière Maintenance des matériels, qui compte cette année 80 jeunes, enregistre toutefois une baisse de ses effectifs, particulièrement en BTS. «En règle générale, on observe entre le bac professionnel et le BTS une perte de quatre à cinq jeunes par promotion», explique le directeur Christophe Adnet. Une tendance renforcée par l’ouverture de formations concurrentes et par les difficultés propres à l’apprentissage.

«Dans nos territoires ruraux, la question de la mobilité reste un frein important», souligne-t-il. Certains jeunes motivés ne parviennent pas à concrétiser leur projet de formation faute de trouver une entreprise d’accueil. Une situation accentuée par l’évolution du tissu économique local : «les petites structures qui pouvaient prendre un apprenti ont pratiquement disparu. Aujourd’hui, on a de plus grosses concessions, moins nombreuses et davantage dispersées sur le territoire».

Des projets et des partenariats

À l’inverse, les effectifs progressent en CAP, traduisant une évolution des choix d’orientation des jeunes et un attrait croissant pour ces parcours professionnalisants.

Au-delà des résultats et des effectifs, l’année a été rythmée par une forte dynamique de projets éducatifs et de partenariats locaux.

Les élèves ont notamment participé à des actions solidaires en lien avec l’association SOLAAL, avec la récolte de 400 kg de prunes redistribuées via les Restos du Cœur et le Secours populaire, ainsi qu’une opération de récolte de poireaux auprès d’un maraîcher local. Ces actions ont permis de lutter concrètement contre le gaspillage alimentaire tout en sensibilisant les jeunes aux enjeux agricoles.

Les 4e et 3e ont également pris part à des chantiers nature avec l’Écomusée, autour de la biodiversité, du cycle de l’eau et de l’aménagement des milieux naturels. Plusieurs opérations de plantation de haies ont été menées en partenariat avec les communes du territoire.

La MFR poursuit par ailleurs son ouverture internationale avec l’AFDI, permettant aux élèves de découvrir l’agriculture dans des pays comme le Rwanda ou le Togo, et de mieux comprendre les enjeux du développement agricole mondial.

Parmi les projets marquants, une animation musicale a été organisée à l’EHPAD d’Hannonville dans le cadre de l’éducation socioculturelle. Ce moment intergénérationnel, construit avec les élèves de première, a permis de renforcer les liens sociaux et de travailler la prise de parole et la confiance en soi.

D’autres initiatives ont vu le jour, comme la création d’un potager pédagogique utilisé par le service de restauration, ou encore des projets autour de l’énergie nucléaire avec une visite du site de Bure, visant à développer l’esprit critique des élèves.