Hangars, stabulations, bâtiments de stockage… Les surfaces de toiture disponibles sur les exploitations agricoles représentent une opportunité importante pour développer l’autoproduction photovoltaïque. Mais installer des panneaux ne suffit pas : la véritable question est désormais de savoir comment valoriser au mieux chaque kilowatt-heure produit.
Avec l’évolution des usages électriques sur les exploitations (mobilité, pompage, ventilation, chauffage, refroidissement, équipements d’élevage…), le photovoltaïque peut contribuer à réduire la dépendance au réseau et à mieux maîtriser les dépenses énergétiques.
Produire quand le soleil est là
La production photovoltaïque est naturellement concentrée en journée, alors que les besoins de l’exploitation peuvent être répartis sur l’ensemble de la journée et de l’année. L’enjeu est donc de trouver le bon équilibre entre production, consommation et stockage.
Plusieurs solutions peuvent être envisagées : adapter ou piloter certains usages, déplacer les consommations vers les heures de production solaire, électrifier de nouveaux usages ou encore stocker une partie de l’électricité produite.
Batterie physique ou stockage virtuel ?
Lorsque la production photovoltaïque dépasse les besoins instantanés de l’exploitation, le surplus peut être valorisé de différentes manières. La batterie physique permet de stocker directement une partie de l’électricité produite pour la restituer lorsque l’exploitation en a besoin. Le stockage virtuel repose sur une autre approche, permettant de valoriser ultérieurement le surplus selon les conditions de l’offre choisie.
Alors, quelle solution choisir ? Faut-il investir dans une batterie ? Augmenter les usages électriques ? Piloter les consommations ? Opter pour du stockage virtuel ? Ou simplement adapter le dimensionnement de son installation photovoltaïque ? La réponse dépend avant tout du profil énergétique et des projets de chaque exploitation.
Et si l’énergie solaire était aussi partagée ?
Une autre possibilité se développe également : l’autoconsommation collective. Elle permet d’envisager une valorisation locale de l’électricité produite, en rapprochant producteurs et consommateurs à l’échelle d’un territoire. Une piste particulièrement intéressante pour réfléchir à de nouveaux modèles de valorisation de l’énergie solaire.
Face à la diversité des solutions disponibles, il est essentiel de ne pas raisonner uniquement à partir de la technologie proposée, mais bien à partir des besoins et du fonctionnement de son exploitation.
Les conseillers énergie des Chambres d’agriculture, spécialisés dans l’accompagnement des projets énergétiques agricoles, peuvent aider à analyser chaque situation, à identifier les leviers les plus pertinents et à comparer les différentes solutions : photovoltaïque, autoconsommation, électrification des usages, stockage physique ou virtuel et autoconsommation collective. L’objectif : permettre de faire un choix éclairé, adapté à chaque exploitation et aux différents besoins énergétiques.
Rendez-vous le 28 octobre à Agrimax
Le 28 octobre prochain, à Metz Expo, Agrimax consacrera une journée sur le pôle énergie au photovoltaïque et à l’autoconsommation. Tout au long de la journée, le public est invité à découvrir les solutions, échanger avec les professionnels, et poser des questions sur les projets photovoltaïques agricoles.
Et pour clôturer cette journée, rendez-vous à 16 h pour une table ronde consacrée au stockage physique, au stockage virtuel, l’autoconsommation collective et l’électrification des usages.
Une heure pour comprendre les différentes solutions, comparer leurs intérêts et échanger avec des spécialistes du sujet.
Chambre d’agriculture régionale

